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Déclaration CGT COMITE SOCIAL et ECONOMIQUE du 09 mars 2023



Comme tous les ans, Aéroports de Paris publie son index égalité professionnelle.

Il faudrait rappeler à cette occasion que l’objectif initial de cet outil était de faire

émerger les écarts de salaire entre femmes et hommes afin de les corriger.


Dans cette publication, aucune trace des actions mises en oeuvre qui auraient pu le

permettre. La direction posséderait elle une baguette magique ?

La CGT Aéroports de Paris exige une obligation de résultat concrets, quantifiables et

visibles mais aussi de voir porter à sa connaissance les moyens employés pour la

suppression des écarts de rémunération et des inégalités : quels budgets dédiés ?

Quelle revalorisation des activités féminisées ?


Depuis 2018, l’index s’avère être un formidable outil d’invisibilisation des

discriminations. La différence entre le résultat d’index et la réalité des inégalités de

rémunérations et de carrière est réelle. Résultat des subterfuges comportés dans

l’index.


L’index égalité salariale est une auto-évaluation que personne ne peut vérifier !

Nous demandons pour la 5ème année consécutive, la transmission du détail de calcul

pour pouvoir travailler à des mesures correctives.

Cet index est tronqué par l'existence du « seuil de tolérance » de 5 % pour le calcul

des écarts de rémunération dans le 1er indicateur : Si entre les femmes et les hommes

il y a 10 % d’écart, on n’en retient que 5 % !

L’essentiel des facteurs structurels d’écarts entre les femmes est les hommes est

évacué : les temps partiels (occupés à grande majorité par des femmes), l’inégal

déroulement de carrière et la dévalorisation des métiers à prédominance féminine ne

sont pas pris en compte.


La CGT réitère son exigence de mettre en place un vrai outil permettant de mettre au

grand jour les écarts et de pouvoir les corriger. Si le gouvernement ne le fait pas, alors

la direction d'ADP doit mettre en place ses propres indicateurs. La réalité pour

Aéroports de Paris c'est que la signature d'un accord égalité professionnelle n'a pas

permis de gommer les écarts de traitement ni de modifier les conditions de travail. Les

réorganisations successives aggravent même fortement la situation.


Les primes de sujétion (astreintes, techniques…) n'étant pas retenues dans le calcul,

la base de calcul est faussée.


Si Aéroports de Paris voulait faire preuve de transparence ou d'honnêteté, elle ne

communiquerait pas sur cet index mensonger dont les chiffres ne sont pas le reflet

d'une réalité que vivent les salarié.e.s.


La CGT Aéroports de Paris dénonce l'utilisation de l'index à des fins marketing ce qui

dessert la cause des salarié.e.s et la lutte contre toutes les discriminations.


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