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Repenser le travail est une exigence majeure de ce début du XXIème siècle.

Septembre 2023



Les rythmes de travail se sont accrus et la crise COVID les a exacerbés. Il a fallu "coûte que coûte "accepter de travailler avec de plus mauvaises conditions. Quant aux nouvelles technologies, tout en accélérant le rythme de l'existant, elles ont rajouté des contraintes supplémentaires stressantes. Cela a eu, entre autres, pour effet, d'engager des restructurations permanentes mettant à mal les salariés et les collectifs de travail.


Danger Grave et Imminant (DGI)
Danger Grave et Imminant (DGI)

Chez ADP, la période du COVID en a été l'accélérateur (RCC, licenciements, Flex office, réorganisations ...). QR code ci-contre article Danger Grave et Imminant (DGI) sur notre site. Il faut réinventer la conception même du travail en réduisant le temps de travail, car nous devons produire et consommer autrement. La conquête du temps libre doit devenir un enjeu majeur !


De la réduction du temps de travail à l'exigence de temps libre 

La durée légale du travail baisse, mais pas forcément la durée effective. Le temps de travail ne peut plus se résumer, au temps de présence. Travail et vie personnelle s'interpénètrent de plus en plus, créant le sentiment de n'être jamais libéré de la charge mentale du travail.

Le temps de travail distingue souvent les cadres des autres catégories, "eux ne comptent pas leurs heures – Ils sont au forfait ".

Présentée pour répondre aux formes dites "autonomes de travail", la durée du travail pour les cadres a été évaluée à 44,6 heures hebdomadaires pour les cadres au forfait jour en 2015 (étude de la DARES n°048).

La CGT revendique toujours un décompte du temps de travail garantissant le respect des durées maximales, des périodes minimales de repos, limitant le nombre de journées de travail à 200 par an (actuellement 204 jours pour ADP, loi : 218 jours (C. trav., art. L.3121-54)).

 

Définir les modalités et les contours d'un temps véritablement libre devient une nécessité

Avec par exemple, le droit à la déconnexion (gagné par l'UGICT CGT lors des mobilisations contre la loi travail) et mise en œuvre par une charte au sein d'ADP dans le cadre de l'accord télétravail 2020-22 que nous venons de renouveler dans l'accord 2023-26.

L'enjeu de la réduction du temps de travail reste au cœur des évolutions sociales et sociétales à promouvoir.


Le combat de la CGT d'ADP pour la reconnaissance du travail des cadres

Le travail de nuit :

Depuis quelque temps, afin de répondre aux problèmes d'effectifs, de plus en plus de cadres sont amenés à travailler la nuit. Alors que l'accord sur le travail de nuit, l'accord RTT et l'article 12 du manuel de gestion prévoient que les heures effectuées soient majorées à 75%, la direction veut appliquer une indemnité forfaitaire de 40€ ou 100€ c’est-à-dire un montant inférieur à l'indemnisation des non-cadres et sans repos compensateur.

En plus de cette sous-rémunération, rien n'est prévu pour les frais de déplacements, pour le repas, sur les questions d'assurance… La CGT a interpellé la direction avec deux courriers pour dénoncer cette situation. La direction devra faire de nouvelles propositions.


Le projet de rémunération des cadres :

Bien que l'accord NAO prévoyait l'ouverture d'une négociation sur l'évolution de la structure de rémunération des cadres, encore fallait-il les engager honnêtement. Or, aucun envoi de document ou d'ordre du jour en amont de la 1ère réunion n'a été communiqué aux organisations syndicales représentatives (OSR). Cette démarche, que l'on pourrait considérer comme déloyale, prive les négociateurs de la préparation nécessaire pour permettre des discussions constructives. C'est pour cette raison, entre autres, que la CGT n'a pas souhaité s'engager dans cette première réunion, dite de négociation, au-delà de la prise d'information.

  • Plusieurs éléments du dossier posent question : les propositions de la direction relatives à la rémunération des salariés semblent indissociables d’une modification du statut. Sur ce point, l'ensemble des Organisations Syndicales d'ADP ont, à plusieurs reprises affirmé, leur attachement au statut. Cet attachement faisait également partie de la déclaration commune CGT, CGC de juin 2022 alors que le projet de mesures sociales touchait déjà au statut.

  • Le projet de la direction : Il comporte 3 étapes qui forment un tout indissociable : ainsi il est impossible de négocier telle ou telle mesure. C’est obliger les syndicats à ne négocier que sur les propositions de la direction. Cela n’est pas sans rappeler la méthode de « négociation » des mesures PACT. Une des mesures consisterait au passage du système des échelons à un système par filière. La direction justifie son projet en faisant référence au marché de l’emploi. D’une part le marché de l’emploi est une approche très volatile et cet indicateur est très fluctuant et d’autre part cette fluctuation existe par métier et non pas pour toute une filière. Par ailleurs, la direction cherche à inventer l’eau chaude alors que de nombreuses entreprises se réfèrent aux conventions collectives ou accords de branches qui établissent des grilles d’évolutions salariales par échelon pour tous les salariés. La convention collective d’ADP c’est le statut du personnel et son manuel de gestion.

C’est un projet dangereux qui divise les salariés, les métiers et les activités.

Au-delà de la mise en concurrence entre les salariés, avec des rémunérations différentes entre filières, il y a un réel danger de voir ce système étendu à tout le personnel. Il existe également un vrai risque de voir certaines de nos activités externalisées. La CGT a fait d'autres propositions à la direction qui ont été débattues avec les cadres syndiqués de la CGT. Nos propositions pour la rémunération des cadres s’inscrivent dans le projet d’évolution de l’ensemble des grilles de rémunérations. Elles sont associées à une réflexion sur l’évolution de nos métiers, notamment au cœur du service public aéroportuaire.

Elles prennent en compte la spécificité des cadres sans pour autant les isoler des autres catégories professionnelles. Ce sont sur ces bases que nous souhaitons négocier et non sur un unique projet patronal. Lors de la dernière réunion du 23 juin, une déclaration commune a été adressée à la direction demandant la mise en place d'un accord de méthode qui doit cadrer le contenu, le planning et les moyens de conseil à disposition des négociateurs.

La CGT se félicite de cette déclaration commune, qui va dans le sens de ce qu’elle a exprimé lors de la première réunion de négociation sur ce projet. Notre rôle d’organisation syndicale n’est pas simplement de réagir à un projet de la direction. Nous devons prendre en compte les spécificités des Cadres sans oublier l’ensemble du personnel et le cadre juridique du statut.


Les dernières réformes menées par la direction contre nos rémunérations nous imposent une réflexion collective. Nous souhaitons que cette négociation soit reportée au dernier trimestre 2023 et après mise en place d'un accord de méthode.



www.cgt-adp.com


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