TOUS ENSEMBLE, DEFENDONS LE 1er MAI !
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Malgré une première tentative infructueuse, portée en janvier dernier par la droite, l’extrême-droite et une large partie du gouvernement, la proposition de loi intitulée « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai » va être à nouveau présentée devant les député.es le 10 avril prochain.
La CGT, partie prenante de l’intersyndicale nationale unie et vent debout contre cette proposition de loi, n’a de cesse de dénoncer ce texte dont l’objet n’est rien moins qu’une remise en cause du 1er mai, pourtant le seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré.
La date du 1er mai n’est pas un jour férié comme les autres, c’est un symbole de commémoration des luttes pour les droits des travailleurs et des salariés, c’est une date rappelant surtout plus de 100 ans d’histoire de luttes sociales pour plus d’émancipation et de justice pour les travailleurs ! Les évènements tragiques de la fin du 19ème siècle survenus un 1er mai, en France comme à l’étranger, marquèrent les mémoires au point de devenir la date de point de fixation des luttes pour le progrès social à l’international.
La loi actuelle prévoit déjà que seuls « les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail » peuvent faire travailler leurs salarié.es. A Aéroports de Paris, nombre de collègues sont d’ailleurs déjà amenés à œuvrer le 1er mai dans le cadre législatif actuel. Pourtant, il y a une volonté absurde chez certains à tenter d’ouvrir largement la dérogation actuelle au principe du repos rémunéré le 1er mai à de nombreux autres secteurs professionnels.
Cette proposition de dérogation élargie se ferait évidemment au bénéfice des grandes chaînes de distribution, des grands groupes de marchands de pains industriels ou autres grandes marques internationales de fleuristes, au détriment à coup sûr des petits commerces indépendants qui pouvaient ouvrir seuls ce jour-là. Cette proposition de dérogation élargie se ferait aussi aux dépens des salarié.es que l’on veut faire passer pour « volontaires » en oubliant la puissance du lien de subordination inhérent au contrat de travail qui les soumet à être contraints d’accepter de travailler, comme pour le dimanche, sous peine de représailles.
Comment ignorer ce que l’histoire sociale nous a appris ? A chaque fois qu’un principe est entamé, les dérogations finissent par s’étendre progressivement jusqu’à devenir la règle... la preuve avec le travail du dimanche qui est devenu à ce point banalisé avec des majorations toujours un peu plus réduites, quand elles ne disparaissent pas tout simplement !
Avec la CGT, opposons-nous collectivement et avec détermination à la remise en cause, par quelques esprits malintentionnés, du principe et du caractère exceptionnel de cette journée du 1er mai. Dans cette période troublée, que les députés se préoccupent de répondre aux urgences sociales comme les salaires, l’emploi et les services publics, plutôt que de remettre en cause un siècle d’histoire sociale et de conquêtes collectives de notre pays.
Le 10 avril 2026, mobilisons-nous
contre l’adoption de cette proposition de loi !
Le 1er mai 2026, tous en manifestation pour la journée internationale des travailleurs !





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