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Déclaration CGT ADP portant sur les orientations stratégiques 2024-2026

  • CGT ADP
  • 14 avr. 2025
  • 3 min de lecture
Comité Social et Économique Aéroports de Paris du 14 avril 2025

Les deux années 2025 et 2026 seront des années pivot, entre la fin de “Pioneers 2025”, le retour attendu du trafic à Paris à son niveau de 2019, l’ouverture d’un nouveau cycle avec la perspective d’un nouveau CRE, et la mise en œuvre du Plan d’investissement.


Dans ce contexte, les futures orientations stratégiques que la direction fera prendre à ADP et au Groupe devront tenir compte des besoins pour maintenir et développer le Service Public National qu’assume Aéroports de Paris mais aussi tenir compte des salariés et de leurs attentes et revendications en termes de conditions de travail, de rémunération, de métiers et de qualification.


Le poids de l’international n’a fait que se renforcer ces dix dernières années, financé en grande partie par les efforts des salariés, notamment à Paris, sur fond de promesses de rentabilité future. L’acquisition de GMR au cœur d’une crise majeure pour le monde et pour l’entreprise, qui a vu le départ massif de 1 150 salariés sur un temps court, en est un exemple. Les mesures d’économie permettant à l’entreprise de passer la crise, tout en finançant cette acquisition, ont reposé avant tout sur les salariés. C’est encore le cas aujourd’hui alors que GMR continu de peser négativement sur les résultats. Dès lors nous n'avons aucune garantie de retour vers les salariés dans le futur.


Les frais de personnel représentent aujourd’hui une part moindre de la valeur ajoutée d’ADP qu’elle ne l’était avant la crise sanitaire et encore plus comparé à ce qu’elle était il y’a 5 ou 10 ans. Et le nouveau PDG évoque des nécessités de « discipline financière ». Mais de quel ordre ?


La direction indique que l’international serait un « gisement de valeur » pour financer les infrastructures à Paris. Les élus de la CGT sont particulièrement sensibles aux projets industriels sous-jacent aux plans d’investissements sur Orly et sur Roissy. Mais les salariés ne doivent pas être les oubliés de l’équation. Le développement des aéroports parisiens et la mise en œuvre de ces projets d’envergures ne peuvent se faire sans emplois qualifiés, formés, correctement rémunérés et en nombres suffisants. La politique d’emploi des années qui viennent devra être à la hauteur des enjeux de départs massifs en retraite (près de la moitié des salariés sur 10 ans) et des mutations profondes des métiers aéroportuaires. Ce sont des défis colossaux pour lesquels la réponse ne pourra se faire qu’avec le collectif de travail.


La dynamique est la même pour les activités commerciales et la mise en place d’un nouveau modèle, Extime, à la recherche de rentabilité supplémentaire. Ce développement s’appuie en grande partie sur les salariés, rebaptisés pour l’occasion les Extimer. Les enjeux de formation et de redistribution équitable de la valeur créée par ces derniers sont d’ores et déjà essentiels. Là aussi le groupe s’agrandit de Privat Suite et Paris Expérience Group, financés par les salariés d’aujourd’hui, pour une rentabilité future, sans garantie que celle-ci leur soit redistribuée.


La nouvelle période qui s’ouvre, et notamment les premières discussions autour d’un nouveau CRE, doivent être l’occasion de remettre sur la table la place centrale des salariés dans l’équation d’ensemble. Une place centrale qui devra se retrouver dans l’équilibre économique global, aux côtés de la pérennité des missions de service public national auxquels sont attachés tous les acteurs de l’aéroport.


Les salariés devront être les acteurs de cette nouvelle période et la CGT est à leur côté pour défendre leurs intérêts.

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