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CIAO 2025, WELCOME 2026

  • CGT ADP
  • il y a 4 jours
  • 8 min de lecture

L’année 2026 commence avec la signature majoritaire d’un accord sur la refonte des grilles de qualification et de la rémunération. Il est le résultat d’une négociation qui aura duré plusieurs mois et qui a permis la prise en compte de nombreuses revendications.


La CGT œuvre depuis 2023 pour que nos grilles de rémunérations puissent évoluer. Nous avions pris cet engagement au moment des élections professionnelles et n’avons cessé de revendiquer cette nécessité de négocier sur l’évolution de nos grilles.


L’accord de refonte des rémunérations, conjugué aux accords NAO 2024 et 2025, a permis de réduire l’écart qui s’était creusé entre nos salaires et l’inflation depuis 2015 et en particulier avec la crise COVID. L’accord sur les rémunérations permet d’une part de combler les écarts qui subsistaient et d’autre part vient corriger la valeur des grilles en rapport avec les métiers d’Aéroports de Paris.


Souvenons-nous que dès 2022, la CGT avait obtenu des avancées sur la création de nouvelles grilles ouvrant la voie aux possibilités d’évolution des grilles. N’oublions pas non plus qu’en 2023 la direction avait ouvert une négociation uniquement sur la refonte de la rémunération des cadres et qui prévoyait des grilles par filière avec des écarts conséquent entre elles.


Cette réforme des grilles n’est qu’une étape. L’augmentation générale des salaires doit rester notre priorité collective pour maintenir de justes rémunérations.


Comme prévu par l’accord sur les rémunérations, une nouvelle négociation va s’ouvrir sur la fusion des catégories Cadres III A, III B & IV afin de garantir le rôle et les missions des personnels cadres conformément à leurs responsabilités. La CGT poursuivra son engagement auprès de tous les personnels pour que leurs revendications et propositions soient prises en compte et permettent de construire un dispositif respectant leur métier, leur qualification et expérience et leur niveau de responsabilité.


Nous pourrons nous appuyer sur ces nouvelles grilles pour travailler et revendiquer les besoins nécessaires lors de la mise en œuvre du prochain plan d’investissement. Les moyens humains seront indispensables pour pouvoir mettre en œuvre l’investissement conséquent prévus pour les plateformes parisiennes. La CGT restera force de proposition sur ces enjeux pour garantir le développement des métiers et des emplois aéroportuaires dans le respect des missions de service public et de qualité de service.


En 2026, il faudra rester attentifs aux réorganisations qui risquent d’être encore nombreuses. Le rôle des CSSCT et du CSE restera majeur. Vos élus CGT resteront pleinement investis dans les mandats qui leurs sont confiés pour que les salariés ne subissent pas les effets néfastes de ces réorganisations.


Vous pouvez compter sur la CGT pour mener aussi les batailles revendicatives au niveau national. Il faut poursuivre la bataille contre la réforme des retraites malgré sa suspension jusqu’en 2027. Il faut continuer de défendre nos services publics et l’intérêt général contre les intérêts privés si nous voulons une société plus juste. Continuer de porter des projets collectifs, pour tous les travailleurs, de militer pour le progrès social pour résister à la haine, la facilité et la bêtise.


Cette année encore, nous avons l’ambition de continuer à prendre nos responsabilités et d’assumer nos choix collectifs. Comme ce fut le cas pour les NAO, l’accord intéressement (avec une enveloppe de 12M €), l’accord GEPP et l’accord sur la refonte des rémunérations. Tous ces accords ont fait l’objet d’une consultation des syndiqués dans le respect de nos statuts et de nos engagements.



Une CGT qui pèse dans les négociations

Lors des 2 derniers accords NAO nous avons obtenu des AG supérieures à l’inflation avec des planchers à 60 € permettant un taux plus important pour les entrées de grilles et les plus bas salaires.


Dans le cadre de l’accord GEPP 2022-2025, alors que la direction prévoyait de remplacer seulement 450 postes sur les 1150 départs, ce sont finalement près de 800 postes qui ont été remplacés. La CGT avait émis des réserves sur ce sujet et nous avons pu obtenir gain de cause sur certains secteurs. Cependant, il nous manque encore 500 postes pour revenir à l’effectif de 2019 et l’autre revendication que nous portons avec celle du nombre de salariés concerne celle de l’affectation des besoins pour développer, maintenir et exploiter nos aéroports. Les besoins en effectifs sont criant dans plusieurs secteurs et la direction devra adapter son plan de recrutement face à ces attentes et au remplacement des départs en retraite.


C’est l’enjeu de la GEPP GFC 2026-2028 où la notion de Gestion de Fin de Carrière se précise et où de nouveaux droits sont à conquérir pour améliorer les dispositifs.


Ce sera l’enjeu de la négociation sur la pénibilité, permise par l’accord GEPP GFC, car pour la première fois, une négociation spécifique va pouvoir être menée à partir du second semestre. La CGT porte cette revendication depuis plusieurs années et comme nous avons été à la hauteur sur les rémunérations, nous le serons sur la pénibilité.


Vos élus CGT sur le terrain


APOC CDG


La CGT a suivi plusieurs sujets dont la migration de l’ensemble du plateau APOC du bâtiment PLUTON vers ALTAI. A cette occasion, la Cellule Avion (CFA) et les CSO Territoriaux ont rejoint l’APOC.


Les Elus CGT des commissions de santé et de sécurité ont été moteur dans les préparatifs en amont du déménagement. Nous avons aussi participé aux différents ateliers de simulations.


Lors de la présentation des différents plans nous avons recueilli l’avis des salariés pour que la direction en tienne compte et modifie son projet le cas échéant. Vers la fin du premier semestre 2025, une visite commune des locaux a été organisée dans le but de donner un aperçu de l’implantation du plateau opérationnel, ainsi que sur les lieux de vie. Nous avons alors demandé une visite lorsque les salariés seraient totalement installés pour se rendre compte de leur ressenti et de leur contrainte.


La direction a accédé a beaucoup de nos demandes notamment sur les CSO territoriaux. Cependant, des problèmes persistes notamment sur le confort climatique et sur la cellule ADP Web. La direction n’a respecté ses engagements alors que ceux-ci avaient été fait devant les instances. Le coin repos qui est commun avec la cuisine doit aussi être modifié pour le plus grand confort des salariés.


Les élus CGT suivent de près ces sujets pour que la direction respecte ses engagements et pour que les conditions de travail soient améliorées.


Secteur aérogare, Sécurité incendie

Sur la base d’avis des commissions de sécurité, au printemps 2025, la direction de CDG a dû présenter devant le CSE, un projet d’ajustement de l’organisation de la sécurité incendie.

Afin de répondre aux exigences réglementaires, en termes de levée de doute sur la détection incendie dans nos terminaux, le schéma de couverture opérationnelle devait être renforcé.

Au lieu de répondre à cette exigence en renforçant les effectifs, la direction a tenté d’introduire la sous-traitance dans l’activité SSIAP au Terminal 3 sous prétexte que celui serait fermé dans un futur plus ou moins proche.

La CGT avec un soutien massif des personnels SSIAP, avec lesquels nous travaillons depuis de longues dates, s’est formellement opposée à ce projet qui s’est conclu par un rejet unanime du CSE.

La direction a dû revoir sa copie. C’est le résultat de l’action syndicale conjuguée avec celles des instances CSE et C3SCT. La CGT continu de maintenir ce rapport de force pour améliorer les conditions de travail de ce groupe de travail.


ECP

Le travail des représentants de proximité CGT porte ses fruits. A plusieurs reprises nous avons su interpeller la direction d’ECP sur les inquiétudes des salariés et sur leurs attentes face aux enjeux de développement des plateformes. Et lorsqu’en juillet 2025, ECP voulait passer en simple information un projet de réorganisation nommé «ajustement», elle a dû y renoncer face aux arguments des élus. Difficile en effet, de justifier un changement d’organisation qui fait l’impasse sur les difficultés des salariés d’ECP notamment depuis la dernière «désorganisation» de 2021.

Et à ce jour, la direction n’a toujours pas clarifié ses intentions quant à l’avenir en interne ou externe des différentes activités d’ECP. S’ajoute à cela les évaluations des risques psychosociaux qui parlent d’elles-mêmes (charge de travail, délimitation des périmètres flous, absence de remontées d’information…).

Face aux investissements prévus pour les 8 prochaines années, il faudra un projet qui garantisse la reconnaissance des métiers de l’ingénierie, le développement des compétences et la transmission des savoirs au sein d’ECP avec des équipes 100% ADP.


IMO

Alors que la situation à l’immobilier se dégrade, la directrice estime qu’il n’est pas nécessaire d’échanger avec les représentants du personnel. Tout du moins ceux de la CGT. Au moins, nous savons à quoi nous en tenir lorsque l’on nous parle de dialogue social.

La directrice de l’immobilier ne doit pas être surprise de recevoir des préavis de grève pour sa direction puisque c’est le seul moyen de pouvoir être entendu.

La direction de l’immobilier aurait-elle la volonté d’imposer des modifications pour les salariés en faisant fi des instances représentatives du personnel ?

En tout état de cause, les évaluations des risques psychosociaux en cours démontrent la continuité des difficultés des salariés, la charge de travail, le manque de renfort d’effectif notamment sur les secteurs techniques, l’absence de remontées d’informations nécessaires à leurs activités, l’impact sur les équipes lié aux procédures disciplinaires. L’absence de perspective de la direction même à moyen terme ne sont pas acceptables. La direction de l’immobilier doit prendre très au sérieux ces alertes RPS. La CGT sera là pour lui rappeler ses responsabilités et les obligations de l’employeur sur la santé des travailleurs.


CIAO 2025, WELCOME 2026


2025 aura été l’année des 130 ans de la CGT. Née en 1895, en même temps que le cinéma, notre syndicat fête plus d’un siècle de combats et d’espoirs d’un avenir plus juste. Au service des luttes et des perspectives de progrès social, notre histoire est indissociable de celle du mouvement de l’unité ouvrière et de l’émancipation des travailleurs. Malgré les crises et les victoires passées, la CGT reste aujourd’hui un pôle de résistance collective à l’ordre établi.



Ce qui nous rassemble depuis toujours à la CGT ce sont des valeurs communes au sein d’une organisation combative. Une idée forte de la fraternité, de la diversité et de la solidarité entre travailleurs de toutes origines comme seule véritable opposition au patronat et au capital. Une certaine manière de vivre le monde du travail et de construire le militantisme collectif pour contrer les vents mauvais et obscurs de l’histoire qui menacent toujours de ressurgir.


Une internationale d’extrême droite tisse sa toile en surfant sur les peurs et les angoisses de déclassement social, ouvertement et activement soutenue par un patronat qui préfère l’ordre autoritaire au progrès social et à la démocratie, qui ne veut plus faire de compromis quitte à exacerber les inégalités de classes. Par nature opposée aux puissances de l’argent et de la financiarisation, la CGT résistera toujours aux idées régressives, à la tentation du pire et à la banalisation de l’imposture sociale de l’extrême droite. Nous revendiquons notre indépendance politique mais nous ne resterons jamais neutres face aux sujets de société tel que le péril de la division, du repli sur soi et de la haine xénophobe.


Cette vision CGT du vivre ensemble est évidemment niée par les réactionnaires de tous poils qui ciblent leurs attaques contre les droits humains, sociaux et syndicaux. Ce n’est pas une fatalité, soyons celles et ceux qui résistent à la banalisation et l’imposition de ces idées trompeuses. 130 ans d’histoire pour rappeler que ce n’est pas en 2026 que nous lâcherons prise : restons vigilants et d’une grande fermeté contre l’exclusion et le rejet de l’autre !


En 2025 nous fêtions aussi les 80 ans de la Sécu : un droit universel à la santé, aux retraites, à la protection contre les accidents du travail, la maladie et la perte d’autonomie... une idée toujours aussi révolutionnaire aujourd’hui. Rappelons que derrière cette singularité française c’est l’histoire d’un homme, Ambroise CROIZAT, un ouvrier CGT devenu ministre du travail qui a impulsé le fondement de la Sécurité Sociale sur la solidarité et le financement par le fruit du travail collectif.


Mais aujourd’hui cette idée novatrice est attaquée et dévoyée à coup de réformes libérales. NON, le déficit de la Sécu ne vient absolument pas des «abus» des assurés mais uniquement des exonérations massives de financement patronal, de la précarisation de l’emploi et de la baisse de la part des richesses produites allouée au travail.


La Sécurité Sociale doit rester un sujet de fierté pour tous, notamment pour les militants CGT. C’est un projet de société, un trésor national, à défendre encore en 2026 : la solidarité et l’égalité entre tous contre la marchandisation rampante au profit des plus riches.


2026 sera également l’année d’enjeux émergents et majeurs : l’explosion de nouvelles technologies imposera un encadrement attentif des algorithmes qui surgissent de toutes parts ; la redirection écologique face à l’urgence environnementale qui devra se faire sans scinder l’action sociale et environnementale !




BONNE ANNEE

A TOUTES ET TOUS !

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